Comparateur de garanties loyers impayés

Une GLI ne se juge pas à son taux. Deux contrats à 3 % du loyer peuvent indemniser l’un sans limite de durée, l’autre avec trois mois de franchise et un plafond de dégradations dérisoire. Voici les huit critères qui font la différence, et la question à trancher avant tout : votre locataire a-t-il droit à Visale, qui est gratuite ?

2,5 à 3,5 % du loyer CC Revenus ≥ 2,85 × le loyer Visale : gratuite
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Ce comparatif ne classe pas encore d’assureurs nommément. Nous ne publions une offre que lorsque ses conditions générales ont été lues ligne à ligne — franchise, carence, plafonds et obligations de gestion comprises. En attendant, la grille ci-dessous vous permet de comparer vous-même n’importe quels devis.

Combien coûte une GLI

La prime se calcule en pourcentage du loyer annuel charges comprises : de l’ordre de 2,5 à 3,5 % selon les contrats et les options. Pour un loyer de 800 € charges comprises, soit 9 600 € par an, comptez donc de 240 à 336 € par an.

Au régime réel, cette prime est une charge déductible des revenus fonciers, comme la PNO. Au micro-foncier, elle est comprise dans l’abattement de 30 %. Elle ne peut en aucun cas être refacturée au locataire.

Ces taux sont des observations de marché, pas des tarifs : un contrat qui intègre la protection juridique ou un plafond de dégradations élevé coûte plus cher, et c’est souvent ce supplément qui fait sa valeur.

Avant de comparer : Visale, caution ou GLI ?

La meilleure GLI est parfois de ne pas en prendre. Trois règles à connaître avant de demander un devis.

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Visale est gratuite

Garantie d’Action Logement, sans coût ni pour vous ni pour le locataire, accordée sous conditions liées au locataire et au logement. Si votre candidat y a droit, c’est presque toujours la meilleure solution. Elle ne nous rapporte rien, et nous la recommandons quand même.

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GLI ou caution, pas les deux

L’article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 interdit de cumuler une GLI et le cautionnement d’une personne physique, sauf si le locataire est étudiant ou apprenti. Si vous exigez un garant, vous ne pouvez plus souscrire de GLI, et inversement.

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L’éligibilité se vérifie avant le bail

Un assureur qui refuse le dossier après la signature vous laisse sans garantie. Les contrats exigent en général des revenus d’au moins 2,85 fois le loyer charges comprises, 3 fois pour les plus stricts, et des justificatifs précis.

Le dossier de votre locataire passe-t-il ?

Loyer, revenus, contrat de travail : l’outil vous dit si le dossier est assurable, ce que coûterait la GLI, et quand Visale ou la caution sont préférables.

Les huit critères à comparer

Dans cet ordre. Le taux n’arrive qu’après : il ne dit rien de ce que vous toucherez le jour où le locataire cessera de payer.

Critère Ce qu’il faut vérifier Le piège fréquent
1. Plafond d’indemnisation Le montant total couvert par sinistre, loyers et charges compris. Un plafond suffisant pour un petit loyer, mais qui s’épuise en quelques mois sur un loyer élevé.
2. Durée d’indemnisation Jusqu’à quand l’assureur paie : jusqu’au départ du locataire, ou pour un nombre de mois limité. Une durée plafonnée qui s’arrête avant la fin d’une procédure d’expulsion, souvent longue d’un an ou plus.
3. Franchise et carence Le nombre de mois non indemnisés au début du sinistre, et le délai avant que la garantie ne s’applique après la souscription. Une franchise d’un ou deux mois qui absorbe l’essentiel d’un impayé court.
4. Dégradations locatives Le plafond de prise en charge des dégâts constatés à la sortie, au-delà du dépôt de garantie. Une garantie symbolique, ou réservée aux seuls départs après procédure.
5. Frais de procédure La prise en charge du commissaire de justice, de l’avocat et des frais d’expulsion. Des frais couverts seulement jusqu’à un plafond bas, alors qu’une procédure complète les dépasse vite.
6. Conditions d’éligibilité Le ratio de revenus exigé, les contrats de travail acceptés, les justificatifs à conserver. Un dossier accepté à la souscription mais contesté au sinistre parce qu’une pièce manquait.
7. Obligations de gestion Les délais pour relancer le locataire, envoyer la mise en demeure et déclarer l’impayé à l’assureur. Une déclaration tardive qui fait perdre la garantie : c’est la première cause de refus d’indemnisation.
8. Locataire déjà en place Si le contrat peut couvrir un bail en cours, et à quelles conditions. Une reprise refusée si le locataire a eu le moindre retard récent, et jamais d’impayé déjà né.

Comparer deux devis en cinq minutes

  1. Vérifiez d’abord l’éligibilité à Visale. Si le locataire y a droit, le comparatif s’arrête là.
  2. Demandez la grille d’éligibilité de chaque assureur et confrontez-la au dossier réel de votre candidat, avant de signer le bail.
  3. Alignez plafond, durée et franchise. Calculez ce que chaque contrat vous verserait pour six mois puis douze mois d’impayés : c’est le chiffre qui compte.
  4. Lisez les obligations de gestion. Délais de relance et de déclaration : notez-les dans votre agenda dès la souscription, car un retard de votre part annule la garantie.
  5. Ensuite seulement, comparez le taux. À garanties équivalentes, l’écart de prix redevient le bon critère.

Comment le tableau des offres sera classé

  • ✓ Ce que le contrat verse d’abord — plafond, durée, franchise, dégradations et frais de procédure — puis le taux, à garanties comparables.
  • ✓ Obligations de gestion et conditions d’éligibilité dans le tableau, sur la même ligne que le prix.
  • ✓ Visale toujours présentée en premier quand le profil du locataire le permet, bien qu’elle ne nous rapporte rien.
  • ✕ Jamais de classement à la commission, ni comme critère, ni comme départage. Les liens rémunérés éventuels seront identifiés et déclarés sur la page Partenaires.

Nos règles de comparaison : méthodologie et sources.

Questions fréquentes sur la GLI

Les réponses courtes ; le contrat fait foi.

Combien coûte une garantie loyers impayés ?

De l’ordre de 2,5 à 3,5 % du loyer annuel charges comprises, soit 240 à 336 € par an pour un loyer de 800 € par mois. La prime est déductible des revenus fonciers au régime réel.

Puis-je faire payer la GLI au locataire ?

Non. La prime de la GLI n’est pas une charge récupérable : elle reste à la charge du bailleur. C’est d’ailleurs l’un des arguments de Visale, gratuite pour les deux parties.

Puis-je cumuler une GLI et un garant ?

Non, sauf si le locataire est étudiant ou apprenti. L’article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 interdit de cumuler une assurance loyers impayés et le cautionnement d’une personne physique.

Quels revenus doit avoir le locataire ?

La plupart des assureurs exigent des revenus nets d’au moins 2,85 fois le loyer charges comprises, certains 3 fois. C’est une pratique contractuelle, pas une règle de droit : chaque contrat a sa grille.

Puis-je assurer un locataire déjà en place ?

Souvent, à condition qu’il soit à jour de ses loyers depuis plusieurs mois. Aucun contrat ne couvre un impayé déjà né au moment de la souscription.

Pourquoi une GLI peut-elle refuser de payer ?

Le plus souvent pour un dossier incomplet à la souscription ou une déclaration hors délai. Conservez toutes les pièces du locataire et respectez scrupuleusement les délais de relance et de déclaration du contrat.

Le loyer sécurisé, et le reste ?

Assurance, loyer, DPE, fiscalité, impayés : deux minutes pour savoir quel poste vous coûte le plus cher aujourd’hui.

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