Assurer une résidence secondaire ou un logement vacant
Un logement inoccupé plusieurs semaines est plus exposé qu’un autre : vol, squat, dégât des eaux découvert trop tard, gel. C’est pour cela que les contrats le traitent à part, avec une clause d’inoccupation qu’il faut lire avant tout le reste. Quel contrat choisir selon votre situation, et comment rester couvert.
La règle simple : si vous occupez le logement, même quelques semaines par an, c’est une assurance habitation « résidence secondaire ». Si personne ne l’occupe — entre deux locataires, en attente de vente, après une succession —, c’est une assurance propriétaire non occupant.
Quel contrat pour quelle situation
Les six cas les plus courants.
| Situation | Contrat | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Résidence secondaire occupée quelques semaines par an | Habitation « résidence secondaire » | Durée d’inoccupation tolérée et conditions du vol |
| Résidence secondaire louée en saisonnier une partie de l’année | Habitation avec extension location saisonnière, ou contrat dédié | Déclarer la location : un sinistre causé par un occupant payant non déclaré peut être refusé |
| Logement vide entre deux locataires | PNO | Garanties maintenues pendant la vacance, sans durée trop courte |
| Logement en vente, vide | PNO ou habitation adaptée à l’inoccupation | Visites, clés confiées à des tiers : vérifiez la garantie vol |
| Logement reçu en succession | À assurer dès le décès, au nom des héritiers | Le contrat du défunt ne se poursuit pas indéfiniment : signalez le décès à l’assureur |
| Logement en travaux, inoccupé | PNO ou habitation, selon qui l’occupera ensuite | Déclarer le chantier : certains contrats restreignent les garanties pendant les travaux |
La clause d’inoccupation, à lire en premier
Presque tous les contrats prévoient qu’au-delà d’une durée d’inoccupation fixée par le contrat — souvent de l’ordre de deux à trois mois consécutifs —, certaines garanties sont réduites, suspendues ou soumises à des conditions supplémentaires. Ce sont en général le vol, le vandalisme et les dégâts des eaux.
C’est la clause qui décide si vous serez indemnisé. Un contrat moins cher avec une tolérance de trente jours peut se révéler inutile pour une maison fermée tout l’hiver. Comparez cette durée avant le prix.
- Relevez la durée tolérée et ce qui change au-delà : garantie supprimée, franchise majorée ou conditions de protection renforcées.
- Vérifiez les obligations de prévention : couper l’eau et vidanger les canalisations en hiver, fermer volets et serrures, parfois faire passer quelqu’un régulièrement.
- Déclarez l’inoccupation si le contrat le demande, et gardez des preuves de vos passages ou de ceux d’un voisin.
- Documentez les protections : photos des serrures et volets, facture d’alarme. En cas de vol, c’est ce qui vous sera demandé.
Les trois risques d’un logement vide
Ceux qui coûtent le plus cher, et ce que le contrat doit prévoir pour chacun.
Le dégât des eaux découvert tard
Une fuite dans un logement occupé se voit en quelques heures ; dans une maison fermée, elle peut couler des semaines. Vérifiez la prise en charge de la recherche de fuite et les obligations de fermeture de l’eau.
Le gel
Canalisations éclatées en hiver : un sinistre fréquent en résidence secondaire, souvent exclu si les consignes de vidange ou de chauffage minimal n’ont pas été respectées.
Le vol et l’occupation illicite
Le vol n’est souvent couvert qu’avec effraction constatée et protections conformes. En cas d’occupation illicite, agissez sans délai : voir squat : les recours.
Louer sa résidence secondaire quelques semaines
Dès que vous accueillez des occupants payants, prévenez votre assureur. Une habitation classique suppose que vous seul, votre famille et vos invités occupez les lieux ; un sinistre causé par un vacancier non déclaré peut être refusé. Selon les contrats, la location saisonnière relève d’une extension ou d’un contrat dédié, qui couvre notamment la responsabilité des occupants.
Côté fiscal, les revenus d’une location meublée de tourisme relèvent des bénéfices industriels et commerciaux, avec des seuils et abattements distincts de la location longue durée : voir location meublée : la 2042-C-PRO.
Ce que ça coûte
Fourchettes annuelles constatées, hors options : ce sont des observations de marché, pas des tarifs.
| Contrat | Appartement | Maison |
|---|---|---|
| Habitation résidence secondaire | 120 à 250 € | 200 à 400 € |
| PNO, logement vide ou loué | 60 à 120 € | 90 à 180 € |
La prime d’une résidence secondaire que vous occupez n’est pas déductible. Celle d’un logement loué, ou vide mais proposé à la location, est déductible des revenus fonciers au régime réel.
Questions fréquentes
Les réponses courtes ; votre contrat fait foi.
Faut-il une PNO pour une résidence secondaire ?
Non : vous l’occupez, même occasionnellement, donc c’est une assurance habitation « résidence secondaire ». La PNO est réservée au logement que vous n’occupez pas, loué ou vide.
L’assurance d’une résidence secondaire est-elle obligatoire ?
Oui en copropriété, au moins en responsabilité civile. Pour une maison individuelle, aucun texte ne l’impose, mais un sinistre non assuré reste intégralement à votre charge.
Combien de temps un logement peut-il rester vide sans perdre la garantie ?
Cela dépend de la clause d’inoccupation du contrat, souvent de l’ordre de deux à trois mois consécutifs. Au-delà, certaines garanties comme le vol ou les dégâts des eaux peuvent être réduites ou suspendues.
Je loue ma résidence secondaire l’été : suis-je couvert ?
Seulement si l’assureur en est informé et que le contrat prévoit la location saisonnière, par extension ou contrat dédié. À défaut, un sinistre causé par un occupant payant peut être refusé.
Qui assure un logement reçu en succession ?
Les héritiers, dès le décès. Signalez-le à l’assureur du défunt pour transférer ou résilier le contrat, et assurez le logement à votre nom tant qu’il n’est pas vendu ou loué.
La prime est-elle déductible des impôts ?
Non pour une résidence secondaire que vous occupez. Oui, au régime réel des revenus fonciers, pour un logement loué ou vide mais proposé à la location.
Pour aller plus loin
L’assurance du logement que vous n’occupez pas, et qui paie quoi.
Garanties, prix et obligations du propriétaire occupant.
L’outil qui tranche selon l’occupation du bien.
La procédure administrative accélérée et les sanctions.
Toute la section : Assurer mon bien.
Un logement vide coûte aussi en charges
Assurance, loyer, DPE, fiscalité, impayés : deux minutes pour savoir quel poste vous coûte le plus cher aujourd’hui.
Payer moins pour mon bienGratuit, sans inscription, et rien de ce que vous saisissez ne quitte votre navigateur.