Comparateur d’assurances PNO
Deux contrats PNO au même prix peuvent n’avoir presque rien en commun. Avant de comparer des tarifs, comparez ce qu’ils couvrent vraiment : voici les huit critères qui font la différence, dans l’ordre où ils coûtent cher quand on les a oubliés.
Ce comparatif ne classe pas encore d’assureurs nommément. Nous ne publions une offre que lorsque ses conditions générales ont été lues ligne à ligne, exclusions comprises. En attendant, la grille ci-dessous vous permet de comparer vous-même n’importe quels devis — et c’est elle qui servira à classer les offres quand le tableau sera publié.
Combien coûte une PNO
L’assurance propriétaire non occupant est l’un des contrats les moins chers du bailleur, précisément parce qu’elle intervient en second : l’assurance habitation du locataire répond d’abord des sinistres qu’il cause. La PNO couvre ce qui reste — et c’est ce reste qui distingue les contrats.
| Type de bien | Fourchette annuelle constatée | Ce qui fait monter le prix |
|---|---|---|
| Appartement | 60 à 120 € | Surface, étage, ancienneté de l’immeuble, location meublée |
| Maison | 90 à 180 € | Surface, dépendances, piscine, zone inondable, absence de syndic pour les parties communes |
Ces fourchettes sont des observations de marché, hors options, et non des tarifs : votre prime dépendra de votre bien et de votre commune. Retenez surtout l’écart : à garanties équivalentes, deux assureurs s’écartent couramment de 30 %. Une PNO souscrite il y a cinq ans et jamais remise en concurrence est rarement au prix du marché.
D’où viennent ces chiffres et quand ils sont revus : méthodologie et sources.
Les huit critères à comparer
Dans cet ordre. Le prix n’arrive qu’après : un contrat bon marché qui exclut la recherche de fuite vous coûtera plus cher au premier dégât des eaux.
| Critère | Ce qu’il faut vérifier | Le piège fréquent |
|---|---|---|
| 1. Responsabilité civile du propriétaire | Les dommages causés à des tiers par le bien lui-même : chute d’un élément, défaut d’entretien, vice de construction. C’est le socle obligatoire en copropriété. | Un plafond bas pour les dommages immatériels, ou une exclusion des dommages liés au « défaut d’entretien », qui est précisément le cas le plus courant. |
| 2. Dégâts des eaux et recherche de fuite | Que le contrat prenne en charge la recherche de la fuite, pas seulement ses conséquences, et jusqu’à quel montant. | La recherche de fuite plafonnée à quelques centaines d’euros, alors qu’une ouverture de cloison ou de dalle la dépasse facilement. |
| 3. Carence de l’assurance du locataire | Que la PNO intervienne si le locataire n’est pas assuré, a laissé son contrat se résilier, ou si son assureur refuse de payer. | Une garantie limitée à la seule responsabilité civile, qui laisse le bâti sans couverture quand le locataire fait défaut. |
| 4. Vacance entre deux locations | Que le bien reste couvert, pour tous les événements, pendant qu’il est vide — et pendant combien de temps. | Une vacance couverte quelques mois seulement, ou des garanties réduites (vol, gel, dégâts des eaux) dès que le logement est inoccupé. |
| 5. Incendie, explosion, événements climatiques | Le bâtiment et, en copropriété, la quote-part non couverte par l’assurance de l’immeuble. Catastrophes naturelles incluses par la loi. | Un contrat qui doublonne entièrement l’assurance de la copropriété : vous payez deux fois la même garantie. |
| 6. Franchise | Le montant qui reste à votre charge à chaque sinistre, et s’il est fixe ou proportionnel. | Une franchise élevée qui rend le contrat inutile pour les petits sinistres, les plus nombreux. |
| 7. Meublé : mobilier et équipements | En location meublée, que le mobilier du propriétaire soit assuré, et pour quelle valeur. | Un contrat pensé pour la location nue, qui ne couvre que les murs. |
| 8. Exclusions et vétusté | La liste des exclusions, et la manière dont la vétusté est déduite de l’indemnité. | Une indemnisation en valeur d’usage, qui laisse à votre charge une grande partie du remplacement d’un équipement ancien. |
Deux options se greffent parfois sur une PNO et méritent d’être comparées à part : la protection juridique, utile en cas de litige avec un locataire, et une garantie de loyers impayés. Cette dernière n’a ni la portée ni le prix d’une véritable GLI, et ne se compare pas avec elle : voir notre comparateur de garanties loyers impayés.
Comparer deux devis en cinq minutes
La méthode que nous appliquerons au tableau des offres, et que vous pouvez appliquer dès aujourd’hui aux devis que vous recevez.
- Demandez les devis pour le même bien, décrit de la même façon. Surface, étage, meublé ou non, copropriété ou non : une différence de description suffit à rendre deux prix incomparables.
- Alignez les garanties avant de regarder le prix. Passez les huit critères ci-dessus en revue sur chaque devis. Un contrat qui en couvre six ne se compare pas à un contrat qui en couvre huit.
- Comparez franchise et plafonds ensemble. Une prime plus basse avec une franchise double n’est pas une économie si vous avez un sinistre tous les trois ans.
- Lisez les exclusions, pas le résumé commercial. Elles figurent dans les conditions générales, jamais sur la page d’accueil de l’assureur. C’est là que se trouvent le défaut d’entretien, le gel, la vacance prolongée.
- Ensuite seulement, retenez le moins cher. À garanties réellement équivalentes, le prix redevient le bon critère — et l’écart vaut alors la peine d’être pris.
PNO, habitation, ou les deux ?
Avant de comparer une PNO, vérifiez que c’est bien le contrat qu’il vous faut : un logement que vous occupez une partie de l’année relève de l’assurance habitation.
Changer de PNO : quand et comment
Une PNO souscrite par un particulier pour un logement loué se résilie à tout moment après un an de contrat, sans frais ni motif, en application de la loi Hamon ; le nouvel assureur peut se charger des démarches. Avant la première année, la résiliation à l’échéance annuelle reste possible dans les conditions de la loi Chatel.
Deux précautions. En copropriété, où la responsabilité civile du propriétaire est obligatoire, faites coïncider la fin de l’ancien contrat et le début du nouveau : un seul jour sans couverture suffit à vous exposer. Et un contrat souscrit par une SCI ou dans un cadre professionnel ne relève pas nécessairement des mêmes règles de résiliation : relisez les conditions générales.
L’obligation en copropriété : PNO obligatoire en copropriété · Le cas des sociétés : PNO pour une SCI ou un immeuble.
Comment le tableau des offres sera classé
Les critères sont fixés ici, avant la publication du moindre nom, pour qu’on ne puisse pas les ajuster ensuite à ce qui arrange.
- ✓ Étendue des garanties d’abord, mesurée sur les huit critères ci-dessus, puis prix à garanties comparables.
- ✓ Exclusions, franchise et plafonds dans le tableau, sur la même ligne que le prix, pour chaque offre.
- ✓ Offres documentées seulement : conditions générales publiques et tarif reproductible. Un assureur absent n’est pas un mauvais assureur, c’est un assureur que nous n’avons pas pu vérifier.
- ✕ Jamais de classement à la commission, ni comme critère, ni comme départage. Les liens rémunérés éventuels seront identifiés sur la ligne concernée et déclarés sur la page Partenaires.
Nos règles de comparaison en détail : méthodologie et sources.
Questions fréquentes sur la comparaison des PNO
Les réponses courtes ; le détail est dans les guides liés plus bas.
La PNO est-elle obligatoire ?
En copropriété, oui : depuis la loi ALUR, l’article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965 impose à tout copropriétaire non occupant de s’assurer au moins en responsabilité civile. Pour une maison individuelle louée, elle n’est pas obligatoire mais vivement recommandée, puisque rien d’autre ne couvre le bâti quand l’assurance du locataire ne répond pas.
Pourquoi deux PNO au même prix sont-elles si différentes ?
Parce que la prime ne dit rien de ce qui est exclu. Recherche de fuite plafonnée, vacance limitée à quelques mois, carence du locataire non couverte : ces différences n’apparaissent que dans les conditions générales, et ce sont elles qui décident si vous serez remboursé.
Mon locataire est assuré : ai-je encore besoin d’une PNO ?
Oui. L’assurance du locataire couvre ce dont il est responsable. Elle ne couvre ni les dommages dus au bâtiment lui-même, ni les périodes sans locataire, ni le cas où son contrat a été résilié sans que vous le sachiez. C’est exactement l’espace que couvre la PNO.
L’assurance de la copropriété ne suffit-elle pas ?
Elle couvre l’immeuble et les parties communes, pas votre responsabilité de propriétaire pour votre lot, ni les biens dont vous êtes seul propriétaire. Une bonne PNO en copropriété complète l’assurance de l’immeuble sans la doubler : vérifiez-le sur le critère n° 5.
Faut-il prendre l’option loyers impayés d’une PNO ?
Rarement. Ces options sont moins complètes qu’une vraie garantie loyers impayés, avec des plafonds et des conditions d’éligibilité propres. Si votre locataire est éligible à Visale, gratuite, c’est souvent la meilleure solution ; sinon, comparez une GLI à part entière.
Quand publierez-vous des noms d’assureurs ?
Au fur et à mesure que chaque offre aura été documentée à partir de ses conditions générales. Nous préférons un tableau court et vérifié à une liste longue recopiée des pages commerciales des assureurs : c’est la seule façon d’y faire figurer les exclusions.
Pour aller plus loin
Ce qu’elle couvre, ce qu’elle ne couvre pas, et comment elle s’articule avec l’assurance du locataire.
L’obligation de l’article 9-1, ce qu’elle impose et ce que risque un propriétaire non assuré.
Ce que disent les propriétaires de la gestion des sinistres, au-delà du prix affiché.
Les contrats multi-lots, l’assurance de l’immeuble entier et le cas des sociétés.
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